Nous sommes une famille québécoise qui s'est exilée en Provence pour une opportunité de carrière dans la pétrochimie ...
Nous sommes donc partis à l'aventure en avril 2006 avec nos petits enfants : Fils né en décembre 2003 et Coquinette née en octobre 2005. Ti-Pou s'est ajouté à notre famille en mars 2008.
Ayant visité de nombreux coins de la Provence/Côte d'Azur et autres parties de la France comme Bordeaux, Paris, les Pyrénées, les Alpes ... et d'autres régions de divers pays comme Londres, Rome, Venise, les lacs italiens, la Toscane, le sud de l'Espagne et la Tunisie, sans compter quelques retours au Qc (en solo) ... nous sommes revenus vivre au Québec le 25 juillet 2009, soit 3 ans et 3 mois après notre départ.
Ce blogue se voulait avant tout un carnet de souvenirs pour moi, tout en gardant le contact avec famille et amis ... du Qc et ailleurs MAIS j'ai tellement pris goût à écrire et à afficher des photos que maintenant rendue au Québec, je le poursuis ! C'est moins exotique, mais bon, mes amis de la France peuvent maintenant suivre nos aventures d'ici ... ;-)
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Les santons Puisqu'il s'agit de notre 3e Noël ici, nous avons FINALEMENT décidé d'aller visiter la crèche animée de santons à Allauch, LA place du coin ! Chaque santon est unique et fait à la main. Même si Amour ne raffole pas de ces figurines, je trouve qu'elles sont très mignonnes et que de travail il doit y avoir là-dedans ! Même si ça vaut une fortune, je crois bien que j'en achèterai quelques-uns chez un santonnier avant de quitter le pays, de manière à avoir ma propre petite crèche provençale sous mon sapin québécois !!!
Fils n'arrêtait pas de dire que le petit Jésus, Marie, le boeuf, le berger, les moutons et l'âne étaient absents, donc ce n'étaient pas des ''vraies crèches''. Voici la FIN de l'exposition, ils étaient tous là (mais pas tous sur la photo !) ...
Chacun des 13 personnages suivants porte un dessert pour symboliser les fameux 13 desserts provençaux du réveillon de Noël.
Puisque l'événement se déroulait à l'intérieur (c'était une surprise pour nous), nous avons ensuite profité du 14 degrés de la belle journée ensoleillée pour aller boire un ti-quelque chose sur une terrasse. Ti-Pou me dit ici qu'il ne veut pas me donner de morceau de sa galette de riz !
Vous ne trouvez pas que Ti-Loup a l'air cool avec ses lunettes de soleil ???
Pour ceux que ça intéresse (je sais, je sais, c'est long !), j'ai trouvé le texte que voici sur l'histoire des Santons de Provence (que j'ai copié, collé !): Les petits personnages de terre appartiennent à l'histoire des hommes de ce pays, à celle de leurs familles. Et chaque génération, à son tour, réécrit son histoire qui, du XIIIe siècle à nos jours, associe la Provence à la légende. Pour les uns, le santon est témoin de la chrétienté. Pour d'autres, il raconte la résistance du peuple de Marseille aux interdictions des messes de minuit sous la révolution de 1789. Il y a aussi ceux pour qui les santons ont permis de proposer au plus grand nombre la réplique des crèches luxueuses réservées jusqu'alors aux seigneurs. Il y a encore les historiens de la culture provençale décrivant les santons comme fidèle reproduction des personnages des pastorales du XIXe siècle. Mais pour tous, le santon est d'abord marseillais. Il doit tout à ses créateurs et à la ferveur populaire. Son histoire se prolongera tant que les hommes nourriront cette passion de mettre en scène des personnages intemporels et mythiques (symbole du rêve et du mystère), mais aussi des personnages ancrés dans la réalité (symbole de la vie quotidienne). |
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Les marseillais, dès le XVIIe siècle, célèbrent avec ferveur l'enfant Jésus : du jour de Noël jusqu'après l'Octave de la Purification, le Dieu enfant est exposé à la vénération de tous dans une crèche. Après avoir débuté à l'oratoire, où elle a longtemps été pratiquée en particulier, cette dévotion devient commune et publique pour finalement gagner toute la ville. À la fin du XVIIIe siècle, les Marseillais se pressent devant les grandes crèches d'église, une faible minorité de foyers possédant des crèches de verre filé ou de mie de pain précieusement exposées dans des niches vitrées. Cette tradition enfantine va jouer un grand rôle dans la naissance, à Marseille, du santon d'argile, car celui-ci est bien né dans la cité phocéenne, très exactement dans les ruelles du quartier du Vieux Port, entre la butte St-Laurent et l'église des Accoules. À la fin de la révolution, un Marseillais des vieux quartiers, Jean-Louis LAGNEL (1764-1822) amorce une importante production en série de figurine en argile, moulées et peintes. Prenant modèle sur les "santouns" dont elles vont porter le nom, ces figurines sont destinées alors à des crèches familiales. Pour créer ses personnages, Jean- Louis LAGNEL s'inspire des rues de Marseille et des petits métiers de l' époque. Son influence est toujours sensible aujourd'hui, tant sur les modèles qui existent que sur la façon de concevoir le métier de santonnier. |
Publié par claude-sophie à 12:48:42 dans Au jour le jour | Commentaires (0) | Permaliens